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Reflections on Central American migrant issues

Friday, November 11, 2016

(Montreal) November 11, 2016 — Every time I visit a country in the developing world, I am always struck by the enormous differences with Canada, but also its similarities. Certain parts of those countries are rich, and therefore have similar amenities to Canada. 


And the truth is that our hosts never expose their guests from the North to the greatest poverty nor to potentially problematic situations.  Nonetheless, we must not forget that many people live in poverty and in areas where violence has become commonplace.


Thus, when my group, Jesuit Migrant Network for Central and North America, made its way to San Jose Calderas, a two-hour drive from Guatemala City, I always felt safe. However, we met people who had been subjected to violence and who spoke of their experiences. 


These people are migrants who fled violence or impossible economic conditions to work in the United States. Unfortunately for them, they encountered untenable work conditions where there was substantial abuse because they had no documentation.


In Canada, there are similar abusive situations of undocumented migrants, or even those who have closed work permits. The Government of Canada is presently reviewing its temporary foreign worker program. Many organizations, including Jesuit Refugee Service Canada, have requested that these workers be granted the same rights as permanent residents.


These aforementioned migrants were deported. Upon their return to Guatemala, they took charge of their situation and formed an association for deported migrants. This association set up a cooperative that offers tourists trips to the nearby volcanoes. It’s a wonderful initiative that has good possibilities of being successful.


My trip to Guatemala also included meetings with the other members of this network who work with migrants across Central and North America. The thing that struck me the most from those meetings is the need to be present to the migrants and refugees. 


As soon as we stop “dirtying our hands,” we must ask ourselves: For whom are we really doing this work? With this presence, we can do a proper analysis of the situation, and then educate those around us, as well as the power brokers.


by Norbert Piché

Country Director, Jesuit Refugee Service – Canada



À chaque fois que je me rends dans un pays du Sud, je suis surpris des différences énormes qu’il y a avec le Canada, mais aussi des ressemblances. Certaines parties de ces pays sont riches, et par conséquent ont des commodités semblables à celles du Canada. 


Et le fait est que nos hôtes n’exposent jamais leurs invités du Nord à la plus grande pauvreté ni à des situations potentiellement problématiques. Cependant, il ne faut pas oublier qu’il y a plusieurs personnes qui vivent dans la pauvreté et dans des endroits où la violence est devenue un fait divers.


Ainsi, lorsque mon groupe du Réseau jésuite pour migrants de l’Amérique centrale et de l’Amérique du Nord s’est rendu à San Jose Calderas, à deux heures de la ville de Guatémala, je me sentais toujours en sécurité. Cependant, nous avons rencontré des gens qui ont subi la violence et qui nous ont parlé de leurs expériences. 


Ces gens sont des migrants qui ont fui la violence ou des conditions économiques impossibles pour se rendre aux États-Unis et y travailler. Malheureusement pour eux, ils ont rencontré des conditions de travail insupportables où il y avait des abus importants, à cause de leurs statuts de sans-papiers. 


Au Canada, il y a des situations semblables d’abus de sans-papiers, ou même des personnes qui ont des permis de travail fermés. Le gouvernement du Canada est en train de réviser ce programme. Plusieurs organismes, incluant le JRS-Canada, ont demandé que ces travailleurs obtiennent les mêmes droits que les travailleurs ayant la résidence permanente.


Ces migrants mentionnés ci-avant, ont été déportés. De retour au Guatémala, ils se sont pris en main en formant une association de déportés. Cette association a mis sur pied une coopérative qui offre des visites touristiques aux voyageurs qui aimeraient découvrir les volcans dans les régions. C’est une très belle initiative qui a de bonnes chances de réussite.


Mon séjour au Guatémala s’est poursuivi avec des rencontres des autres acteurs qui participent à ce réseau, et qui travaillent auprès des migrants à travers l’Amérique centrale et l’Amérique du Nord. Ce que j’ai retenu de ces rencontres c’est l’importance d’être présent aux migrants et réfugiés. Dès qu’on arrête de « se salir les mains », il faut se questionner : pour qui fait-on réellement ce travail?  


Avec cette présence, on peut faire une bonne analyse de la situation, et ensuite conscientiser celles et ceux autour de nous, ainsi que les détenteurs et détentrices de pouvoir.


by Norbert Piché

Directeur national Service jésuite des réfugiés